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Friday, November 16, 2007

Sauvons NOS montagnes


Martin Masse sur le blogue du QL dénonce avec justesse les propriétaires de stations de ski du Québec qui étalent leurs pleurnichages dans le journal, s'indignant du fait que les banques leur offrent des conditions de prêt inhumaines et réclamant (quoi d'autre?) une intervention de gouvernement.

J'aimerais ajouter quelques points.

Une station de ski est une entreprise extrêmement risquée à la base : des coûts fixes exhorbitants jumelés à une activité saisonnière entraînent un seuil de rentabilité particulièrement élevé. Il est bien certain qu'une baisse importante de la clientèle fera encore plus mal à ce genre d'entreprises. Pas étonnant donc que les stations de ski réunies n'aient enregistré un profit que d'un million l'an dernier

Par définition, une entreprise risquée a plus de difficulté à attirer des créditeurs, et leurs taux d'intérêt ainsi que leurs conditions d'emprunt sont moins avantageux que pour d'autres entreprises moins risquées. C'est pourquoi ce type d'entreprise a généralement un taux d'endettement faible et a plus recours à la vente d'actions (publiques ou privées) pour se financer.

Doit-on comprendre que les investisseurs abandonnent les stations de ski? J'imagine que ce doit être le cas pour que leurs gestionnaires cherchent à contracter des prêts à gauche et à droite... Et ce ne serait pas du tout surprenant étant donné leur piètre performance!

Est-il possible que et les créditeurs, et les investisseurs se trompent au sujet des centres de ski? Le marché est-il si dysfonctionnel que de bonnes opportunités de rendement soient négligées par tous? Vraisemblablement le risque est beaucoup trop élevé et le rendement beaucoup trop faible pour que les stations de ski soient des investissements intéressants.

Conclusion : les stations de ski devront malheureusement jouer la carte de l'apport à la culture/indentité québécoise, de la sauvegarde des emplois ou des services essentiels pour convaincre le gouvernement de leur prêter des sommes qu'ils ne méritent pas. Et malheureusement aussi, ça va probablement fonctionner.

SOS Orford vient de prendre un tout autre sens...

Saturday, June 16, 2007

Et vous, êtes-vous reconnaissants?


Demeurant maintenant dans la région d'Ottawa, aussi connue sous l'appellation “fourmillière à fonctionnaires”, je peux enfin rendre justice à ces merveilleux serviteurs publiques que sont les fonctionnaires fédéraux. En effet, étant originaire de Québec, royaume incontesté du fonctionnaire provincial, je n'étais point au courant qu'un formidable cri du coeur était lancé chaque année par mes concitoyens pour remercier ces derniers.

La Semaine nationale de la fonction publique - qui se déroule en ce moment en passant : profitez-en pour adopter un fonctionnaire - se veut donc “une occasion de souligner le professionnalisme, l'esprit d'initiative et les efforts dont font preuve les fonctionnaires pour fournir aux Canadiens et Canadiennes des services qui contribuent à faire de notre société un endroit où il fait bon vivre.” C'est tellement touchant que j'en ai la larme à l'oeil!

Bien sûr, nos fonctionnaires sont spéciaux. Pas question pour eux de faire comme tous les autres groupes, beaucoup moins importants pour la société canadienne tels les infirmières, les bénévoles, les secrétaires ou même les météorologues, qui se donnent une bonne tape dans le dos une fois par année. Non Monseigneur. Pour s'assurer “que cette semaine continuera de jouer un rôle de premier plan pour assurer que la fonction publique du Canada conserve sa haute réputation à l'échelle internationale” et pour souligner que “les femmes et les hommes qui composent la fonction publique sont l’une des ressources les plus précieuses du Canada”, nos amis, c'est leur travail après tout, se sont fait passer une loi. Rien de plus naturel; tant qu'à être fonctionnaires, soyons-le jusqu'au bout!

Vraiment, vous la méritez votre semaine chers amis. Les quelques dizaines de milliers de dollars que cette fête peut coûter aux contribuables pâlit en comparaison des milliards que vos services plus qu'essentiels générent pour l'économie canadienne. Et c'est sans compter votre contribution inestimable au tissu social du plus meilleur pays au monde.

Moi en tout cas, je vous lève mon chapeau. Sans vous, on serait vraiment un autre pays...

Wednesday, June 13, 2007

Citation du jour


Bon, étant plutôt occupé par mes examens de mi-session, j'ai quelque peu négligé mes lectures quotidiennes depuis une semaine. Disons donc que c'est la citation de la semaine, un honneur d'autant plus grand pour Nathalie Elgrably de l'IEDM qui en est l'auteure. Sans plus tarder, roulements de tambour... :


Un festival n'est qu'un mode de divertissement parmi d'autres. En l'absence de ce genre d'événement, les gens se divertiraient autrement. Ils iraient peut-être davantage au cinéma ou au restaurant. Ainsi, une dépense de 20 $ génère autant de retombées économiques, qu'elle permette de participer à un festival, de voir un film ou de s'offrir un repas. La nature de la dépense détermine quelles industries sont avantagées, mais elle n'affecte en rien l'ampleur de l'activité économique générée. [...]

Quand l'État subventionne les festivals, il prend l'argent des contribuables et permet à une poignée de fonctionnaires de décider à notre place du genre de loisir à encourager. Et comme si tout ceci était insuffisant, nos élus défendent leurs choix en élevant les retombées économiques au rang de faits incontestables alors que ce sont des calculs absurdes fondés sur un concept canularesque. Quelle tristesse!



Quelle tristesse, en effet.


Restant dans le sujet des retombées économiques, je ne peux que suggérer cet article de Gilles Guénette publié dans le QL l'an dernier qui fait en gros le tour de la question. Bonne lecture.

Wednesday, June 6, 2007

Le mot interdit



Au Québec à tout le moins, le mot privatisation est synonyme de bafouement de nos droits de citoyens, soumission à la tyrannie capitaliste, prise en otage de la population, et autres expressions novlanguaises qui font vendre des journaux.

Un vent de changement soufflrait-il sur la belle province, alors que Claude Garcia, dans un texte d'opinion publié dans la Presse, propose de privatiser Hydro-Québec dans le but d'éliminer la dette?

M. Garcia apporte une argumentation convainquante, même pour le lecteur peu enclin aux idées de libre-marché. Pour résumer ses principaux points :

  • La privatisation de l'Hydro entraînerait les prix au niveau du marché, soit environ 4 cents de plus du kw/h que le prix actuellement payé par les Québécois;
  • En fonction de ces prix, la capitalisation boursière de la société serait supérieure à la dette du Québec;
  • L'élimination de la dette. au net de la perte des revenus d'Hydro-Québec, ferait économiser plus de 5 milliards au gouvernement par an, de quoi permettre une baisse des impôts de 33% (!).

Le principal obstacle de ce plan est que pour les 40% et plus de Québécois qui ne paient aucun impôt parce que trop pauvres, une hausse du tarif d'électricité à court terme ne servira qu'à les appauvrir. Essayez-donc de leur dire qu'ils s'enrichiront au fil des années grâce à une économie plus productive dans un environnement moins taxé.

La décision de privatiser Hydro-Québec, tout comme toute autre société d'État, en serait sans aucun doute une excellente à moyen et à long terme. Des services de meilleure qualité, la fin du gaspillage, une vraie compétition avec les autres sources d'énergie comme le gaz naturel, une véritable innovation ne seraient que quelques-uns des nombreux avantages d'un tel geste.

Bravo M. Garcia pour avoir eu le courage d'exprimer une opinion presque hérétique dans cette société québécoise. Si d'autres font de même, peut-être un jour un gouvernement audacieux prendra-t-il le risque de prononcer le mot interdit et de laisser le marché faire son travail.

Sunday, January 28, 2007

Une grenouille dans l'eau bouillante


Une légende urbaine affirme que si l'on plonge une grenouille dans l'eau bouillante, elle bondira instantanément pour fuir, mais que si l'eau est agréablement tiède au début et qu'on la fait chauffer graduellement, la grenouille y demeurera jusqu'à ce qu'elle soit ébouillantée et meure. La grenouille serait en effet incapable de détecter à temps l'augmentation graduelle de la température.

Et bien, on dirait que l'intensité du feu vient d'augmenter quelque peu. La Presse Canadienne, de sa propre initiative bien entendu, nous rappelle aujourd'hui que "la tête a besoin de la protection d'un casque dans une descente sur toboggan." Lien.

En effet, "quelque 2000 enfants sont blessés chaque année dans des chutes en glissade." 

Un agent spécial..., pardon, un "spécialiste des blessures d'enfants, Louis Francescutti, a d'autant plus calculé [...] que ces blessures coûtent probablement davantage à la société que les décès qui résultent des chutes." L'article omet malheureusement de mentionner combien d'enfants meurent chaque année des suites d'un accident de tobogan...

Et que fait-on, donc, quand des parents irresponsables induisent des coûts à la "société" canadienne en ne forcant pas leurs marmots à se casquer?

"Au niveau fédéral, Santé Canada recommande le port du casque pour les enfants dans les sports de glissade. Dans certaines provinces, dont l'Ontario, des voix se sont déjà élevées pour encourager le port du casque, mais jusqu'à maintenant, aucune législation n'a été adoptée en ce sens."

Bon sens, cet article a vraiment réponse à tout! Il poursuit d'ailleurs : "D'un autre côté, plusieurs parents interrogés sur le sujet trouvent la controverse totalement ridicule et croient `être pleinement en mesure de prendre soin de leurs enfants eux-mêmes.`" 

Oups, je crois bien avoir imaginé la dernière partie. Pardonnez- moi, elle ne se trouve pas dans le texte, non.  C'est sans doute que je croyais toujours lire un véritable article provenant d'une agence de presse crédible, et non un message d'intérêt public... 

Quand tous les enfants devront recevoir une formation obligatoire sur le maniement du couteau de cuisine, et qu'un logiciel de contrôle parental du contenu diffusé sur internet sera installé sur chaque ordinateur personnel, "pour la sécurité de nos citoyens les plus vulnérables", le sifflement de la bouilloire ne devrait pas trop tarder.

Thursday, January 25, 2007

Martin Masse (encore) à Télé-Québec


 
Même heure, même poste. Il va y avoir du sport, en effet, alors que M. Masse, accompagné dans son coin "néolibéral" par René Vézina, rédacteur en chef du Journal Les Affaires, sera opposé à la toujours très rationelle Françoise David, ainsi qu'à l'ostracisé Yves Michaud, qui lobbye en faveur du bien-être des actionnaires Québécois (!) .

Le sujet : Faut-il limiter la rémunération des chefs d'entreprise?

À ne pas manquer vendredi le 26 à 19:30

En passant, suis-je le seul à trouver ironique que mademoiselle David, une socialiste accomplie, soit alliée au fondateur du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires sur un tel sujet? Prédiction : M. Michaud risque de s'allier au camp adverse pour contrer les poussées nationalisantes de sa partenaire. Ça promet!

Wednesday, December 13, 2006

La loi anti-tabac fait des victimes inattendues



Comme toute intervention gouvernementale, la loi anti-tabac qui est entrée en vigueur au printemps dernier entraîne des répercussions inattendues.

Des OSBL craignent d'être à court de fonds pour Noël à cause de la loi antitabac.

Certains organismes sans but lucratif de Montréal et des environs, qui se financent grâce aux soirées de bingo, se sont mobilisés mardi matin pour démontrer que la loi antitabac leur cause un grave préjudice financier

Selon eux, l'interdiction de fumer a engendré une baisse de 35 à 40 pour cent de joueurs par séance de bingo. Une diminution de 50 joueurs signifie un manque à gagner d'au minimum 1000 $ par soirée, une perte considérable pour chaque organisme. Un des services mis en péril est la capacité de ces organismes à offrir aux familles démunies des paniers de Noël.

À leur avis, les grands perdants de la loi antitabac sont les organismes caritatifs et les programmes qui soulagent la misère et la pauvreté et qui offrent une multitude d'activités sportives et culturelles à la collectivité.



Un autre exemple éloquent du principe de Ce que l'on voit, ce que l'on ne voit pas de Bastiat.

 

Monday, December 11, 2006

Couche-Tard fait faillite!



En fait, pas exactement... Mais c'est tout comme si on en croit son PDG. En réaction au projet de loi visant à permettre aux supermarchés d'avoir plus d'employés sur le plancher en fin de soirée et la fin de semaine en soirée, M. Bouchard mentionne dans un article de la Presse Canadienne :

"Pour un consommateur qui une fois dans sa vie va aller acheter un steak à 3h00 du matin, on va bulldozer les petites surfaces. Ca n'a pas de sens."

Un argument quelque peu éxagéré et fondamentalement erroné. Si le seul plan d'affaire viable pour les petites surfaces est de criminaliser toutes les alternatives à leurs commerces, il y a un léger problème.

M. Bouchard représente une coalition de détaillants de petites surfaces (dépaneurs, épiceries de quartier) selon laquelle "le ministre du Développement économique favoriserait uniquement les grandes chaînes d'alimentation au détriment de tous les autres. La coalition lui demande notamment d'instaurer des heures d'ouverture fixes en dehors desquelles les grandes surfaces devront fermer, d'abandonner complètement la règle des quatre employés et d'obliger la fermeture des supermarchés lors de certains jours fériés."

Qulle étrange façon de voir les choses. Permettre à tous d'opérer selon les mêmes règles équivaut à favoriser certains, alors qu'un réglement qui est plus strict envers les supermarchés serait lui parfaitement juste!

En fait, le problème est qu'il faut absolument que les dépanneurs se protégent de la compétition des supermarchés pour pouvoir vendre leurs cochonneries 25% plus cher que l'autre bord de la rue. Avec les mêmes règles s'appliquant à tous, les consommateurs bénéficieraient de prix plus bas, d'un service de meilleure qualité, et les dépanneurs s'en tireraient tant bien que mal en vendant de l'essence, des slushs aux petites filles et des bonbons aux adolescents gelés.

A-t-on vraiment besoin de payer 4$ pour un pain vieux d'une semaine? 

Thursday, December 7, 2006

Martin Masse à Télé-Québec


Pour ou contre Wal-Mart? Martin Masse à Il va y avoir du sport

À ne pas manquer sur les ondes de Télé-Québec vendredi le 8 décembre 19 h 30 (ou en rediffusions, les dimanche 10 décembre 18 h 30, et lundi 11 décembre 14 h 30) à l'émission Il va y avoir du sport de Marie-France Bazzo, un débat intitulé «Pour ou contre Wal-Mart?» Pour l'occasion, les panélistes invités sont, dans le coin droit: Pierre Duhamel, journalise blogueur de L'actualité et Martin Masse, directeur de la recherche et des publications de l'Institut économique de Montréal; et dans le coin gauche: Dario Iezzoni, directeur général de Commerce équitable Oxfam-Québec et Pierre Thibeault, rédacteur en chef du journal ICI-Montréal. Selon la rumeur, M. Masse se serait fait de nouvelles amies lors du débat…

Faites un petit effort et retrouvez sur quel poste se trouve Télé-Québec. Parions que leurs cotes d'écoute battront de nouveaux records, puisque le Québécois Libre compte un tantinet plus de lecteurs que la télé nationale québécoise compte d'auditeurs réguliers...


Thursday, November 30, 2006

Il faut bien commencer quelque part

Bienvenue a tous, welcome everyone!

Premier commentaire, qui se doit d'etre bref et sanglant. J'irai donc droit au but : je n'ai aucune idée de ce qui adviendra de ce blogue dans les prochains mois, et encore moins les prochaines années. Il y aura fort probablement des liens vers des articles écrits par des auteurs au talent certain. On y trouvera probablement aussi quelques tirades colériques contre quelque stupide action d'un de nos nombreux gouvernements. Vous pourrez également, si le coeur vous en dit, vous informer sur l'actualité metal - ou plutot sur mon actualité metal, i.e. ce que j'aurai volé sur d'autres sites qui eux-memes l'auront volé ailleurs, etc. Pourquoi pas quelques recettes maison, si l'occasion se présente!

Bref, un paquets de belles émotions en perspective, mais surtout tres peu de cohérence.

Egalement au menu, some articles in English to boost the revenues generated by this marvelous webpage... yeah right! Just for the fun of it, that's why.

Stay tuned, restez a l'écoute!